Le nom du village apparaît pour la première fois dans un acte de 1182, où il est cité parmi les bien du couvent de l'Oelenberg. Fief des Ferrette, puis des Habsbourg, Leimbach fait partie de la mairie de Hohenrodern, aujourd'hui Roderen, et de la seigneurie de Thann. Les habitants sont assujettis à l'administration fiscale et juridique de Thann entre 1361 et 1368, et peuvent y acquérir le droit de bourgeoisie. L'église mère de la paroisse est alors celle d'Erbenheim, village aujourd'hui disparu, puis celle de Rammersmatt, avant de devenir une paroisse indépendante en 1456.

          En 1458, le village est en partie anéanti par les Suisses en guerre contre l'Empire. A l'époque, le pèlerinage consacré à saint Blaise se développe et connaît son apogée aux XV° et XVI° siècles. Friederich de Roth, prieur du couvent des augustins de l'Oelenberg, est à l'origine de la rédaction du Tomus miraculorum sancti Blasi, qui recense soixante-deux faits miraculeux dus à saint Blaise, entre 1472 et 1584.

          La guerre de Trente Ans, comme dans toute la région, fait des dégâts incommensurables: il ne reste que dix-huit familles après la tourmente. En 1790, Leimbach est rattaché au canton de Thann. Durant la Grande Guerre, la commune, proche du front, doit encaisser les bombardements de l'ennemi. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le village est libéré le 11 décembre 1944 par les troupes de la 1re armée française.

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