Le péage établi par le conte Frédéric II de Ferrette ( 1197-1232 ), dont la famille règne sur une partie de la région, est à l'origine du développement de l'agglomération. En 1324, Jeanne de Ferrette, la dernière descendante des comtes, unis sa destinée au duc d'Autriche Albert II de Habsbourg. Thann passe alors pour trois siècles sous domination autrichienne.

          Les comtes de Ferrette, puis les Habsbourg, encourage le développement de la cité. Elle s'entoure de remparts et devient ville dès 1290. A cette époque, l'église paroissiale attire une foule de pèlerins, qui viennent essentiellement de l'Europe du Nord. Le pèlerinage de saint Thiébaut prend une telle ampleur que les autorités décident de construire une nouvelle église plus grande et plus belle.

         Outre les revenus tirés du pèlerinage, les Thannois vivent de la culture de la vigne et du commerce du vin. Avec la Réforme, le pèlerinage s'essouffle. La première fabrique d'indiennes, créé en 1785, fait rentrer Thann dans l'ère industrielle. Au XIX° siècle , la ville perd son corset de murailles et de portes moyenâgeuses, et l'industrie du textile connaît un prodigieux essor, permettant le développement de l'industrie chimique et mécanique. Mais cette expansion industrielle est stoppée par l'annexion qui suit la guerre de 1870.

          Au début de la Grande Guerre, la ville de Thann est libérée par les troupes françaises dès le 7 août 1914. Ville de Front et capitale de l'Alsace française, Thann connaît alors la liesse des visites officielles et les drames des bombardements et destructions. Occupée à partir du 20 juin 1940, la ville qui a vu naître la résitance alsacienne est libérée le 7 décembre 1944 PAR LA 2ième D.I.M du général Carpentier.

          Dans cette période de reconstruction de l'après-guerre, et jusqu'aux années 1960, Thann voie progressivement disparaître son industrie textile, avec notamment la destruction du quartier ouvrier de la Rochelle. Peu à peu elle se tourne vers le tertiaire et s'ouvre au tourisme.

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