Dès 1276 Bitschwiller souffre des exactions et dévastations des bandes pillardes anglaises, comme la plupart des localités voisines. En 1279, l'abbé Berthold y installe des frères franciscains qui partiront plus tard s'établir à Thann. La découverte, puis l'exploitation de mines de fer et de cuivre, autorisée en 1479 et encouragée par l'abbé Achace de Griessen, permettent l'essor de la localité à la fin du XV° siècle. Mais les ravages de la guerre de Trente Ans sont tels que seuls quatre adultes et onze enfants sont encore présents au moment de la signature de la paix de Westphalie, les autres habitants ayant fui vers des asiles plus sûrs.

         A partir de 1739, le développement de l'industrie minière pousse des maîtres de forge, comme d'Anthès, Laurent et Stebelin à créer à Bitschwiller une petite industrie sidérurgique avec haut fourneau et marteau-pilon entraînant l'expansion démographique de la bourgade. Jusqu'à la Révolution, le village de Bitschwiller est l'une des mairie du bailliage de Saint-Amarin, qui fait partie des possessions de l'addaye de Murbach.

         En 1790, le village est rattaché au canton de Thann, du district, puis de l'arrondissement de Belfort, jusqu'en 1871. Après l'annexion allemande, la commune fait partie de l'arrondissement de Thann, créé à l'époque, Belfort demeurant ville française.

          L'industrialisation permet l'éclosion de fabriques de textile, de filature, de tissage, ou encore d'ateliers de constructions mécaniques qui montent des locomotives. La commune est libérée par les troupes françaises le 7 août 1914. Lors des bombardements de 1915, les allemands s'acharnent sur les usines Martinot Galland qui fabriquent du matériel pour l'armée française. Durant les années de guerre, le génie de l'armée fait construire la route Joffre afin de faciliter les liaisons entre la vallée de la Thur et la vallée de la Doller, par le col du Hundsruck. Les troupes de la première armée française qui libèrent Bitschwiller en décembre 1944 arrivent d'ailleurs par cet axe. Dans la période de l'après-guerre, les industries de mécanique résistent mieux à la concurrence que les industries textiles.

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